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 JUILLET 1815 - Contexte général

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MessageSujet: JUILLET 1815 - Contexte général   Lun 2 Nov - 22:44



« Now, Ney, now is your time ! »
aurait dit, désabusé, le Duc de Wellington, alors que le maréchal lançait ses cuirassiers à l’assaut des carrés anglais. L’engagement de la Moyenne Garde venait de renverser les défenseurs de La Haye-Sainte et dès 16 heures, elle se lançait sur les hauteurs du Mont Saint-Jean, enfonçant le centre anglais et ouvrant une brèche béante pour les dernières réserves françaises, la Vieille Garde elle-même. La ligne rouge de Maitland fut balayée, la division néerlandaise de Chassé taillée en pièces : la victoire était acquise.

L’attaque prussienne sur Plancenoit, contenue par le VIe corps, empêcha une exploitation immédiate de la retraite de Wellington mais l’armée anglo-néerlandaise, sévèrement étrillée, laissait Blücher seul. Lui aussi, au soir du 18 juin, dût se résoudre à abandonner le champ de bataille à Napoléon.
Laissant Reille et un corps de cavalerie marcher vers Bruxelles aux trousses des débris de l’armée anglo-hollandaise, l’Empereur se porta dès le 20 vers Wavre, où Grouchy avait sévèrement malmené l’arrière-garde ennemie. La prise au piège de l’armée prussienne manqua alors de peu, mais sa situation était critique.
Le 23, Blücher tenta de stopper sa retraite entre Neerwinden et Oberwinden. Mal lui en prit. Tandis que Ney lançait des coups de boutoir furieux, Vandamme renversait son aile gauche en moins de deux heures. Les unités de Landwehr, de faible cohésion, se disloquèrent, et seul l’épuisement de l’Armée du Nord après près d’une semaine de batailles ininterrompues sauvait le maréchal Vorwärts d’un anéantissement total.

Le succès était néanmoins considérable pour les armes françaises : Bruxelles était reprise et, mieux encore, la force alliée la plus immédiatement menaçante était, sinon détruite, du moins neutralisée.
Un court moment, Napoléon crut à un « miracle de la Maison de Brandebourg » : le 25 juin, le cabinet Castlereagh était renversé à Londres, et le Duc de Wellington, replié autour d’Anvers, recevait l’ordre de rembarquer le gros des contingents britanniques. Immédiatement, Napoléon tenta une approche diplomatique qui, cependant, n’aboutit à rien d’autre qu’une fin de non-recevoir.

Car si l’armée française venait de réécrire une page autant glorieuse qu’étonnante, il était évident qu’elle allait devoir renouveler de tels exploits dans un avenir très proche. L’annonce de la victoire du Mont Saint-Jean avait fait souffler sur le quartier-général de Schwarzenberg une inquiétude tendant même à un début de panique, mais le redressement fut rapide lorsque Blücher, le 28 juin, annonçait depuis Liège que son armée, sitôt renforcée, pouvait très vite reprendre l’offensive.
Alors que les armées austro-allemandes étaient demeurées extrêmement précautionneuses jusque là, elles franchirent dès lors le Rhin en masse, bientôt rejointes par les premières colonnes russes. Le maréchal bavarois de Wrède prit Nancy en un tournemain et avançait sur la route de Paris. Le 15 juillet, son état-major était à Châlons-sur-Marne.

Cette poussée rapide n’avait cependant pas été imitée par l’ensemble des forces alliées. Aux prises à la défense habile de Rapp et Lecourbe en Alsace et dans le Jura, Schwarzenberg piétina pendant plus de trois semaines avant de pouvoir enfin dépasser les Vosges. Plusieurs places résistaient encore cependant, mais il n’était plus temps d’attendre.

En effet, alors que les succès en Belgique avaient pu laisser croire à une conclusion rapide, l’invasion alliée fit retomber l’opinion publique parisienne sur terre. La prise de Châlons, suivie par celle de Reims le 17 juillet, laissèrent planer le spectre de la décomposition, ainsi qu’il en avait été en avril 1814. Napoléon, depuis Paris qu’il avait regagné fin juin, quitté à nouveau pour la Belgique avant d’y revenir précipitamment, tenta de retrouver les accents de 1792 pour mobiliser, une fois de plus, la population. Mais ce qu’il fallait surtout c’était reformer une ligne de défense.
Davout, au ministère de la guerre, se démultipliait : dès l’annonce de la prise de Châlons, il avait ordonné le déploiement accéléré des troupes de réserve, renforcée d’unités auxiliaires de gardes nationaux et de fédérés. Lamarque, victorieux en Vendée, fut rappelé en catastrophe avec une partie de ses troupes tandis que les contingents de la Loire, fraîchement rassemblés, se portaient à la défense de la capitale.
Avec Napoléon, surtout, revenaient une partie des forces victorieuses de Belgique. Reposées et partiellement recomplétées par un conglomérat de recrues et de troupes issues des garnisons des places du Nord, leur valeur combative était indiscutable.

Alors que les avant-gardes alliées étaient déjà sur la Marne et que le gros des Austro-Russes sous Schwarzenberg et Barclay s’était enfin mis en marche, c’était de cet ensemble qu’allait dépendre l’avenir du pouvoir impérial ressuscité.

Si les Alliés parvenaient à vaincre et à menacer Paris, alors plus rien ne pourrait empêcher une nouvelle abdication, définitive cette fois. Mais l’armée française, renforcée par rapport à 1814, épurée de ses maréchaux les plus tièdes, est mieux à même que l’an passé d’accomplir un énième, un ultime exploit…
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